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Communiqué de presse
Donner la priorité au bien-être des participants africains aux études cliniques : création d’un comité d’éthique national au Gabon![]() Étant donné le nombre croissant d’études de recherche sanitaire menées en Afrique subsaharienne, il devient nécessaire de réviser de manière plus approfondie la rigueur éthique et scientifique de ces études. De la même façon que nous cherchons à améliorer la qualité de la recherche, nous devons aussi chercher à assurer la sécurité des participants à ces études de recherche. Le Comité national de Bioéthique du Gabon mis en place récemment grâce à des subventions du Partenariat Europe-Pays en voie de développement pour les essais cliniques (EDCTP), illustre les progrès réalisés en matière de protection du bien-être des participants africains aux études de recherche. Le Comité national de Bioéthique pour la recherche nouvellement constitué au Gabon compte actuellement 19 membres qui représentent les trois principaux instituts de recherche du pays (l’USS à Libreville, l’URM à Lambaréné et le CIRMF à Franceville) ainsi que les hôpitaux et ministères gabonais concernés. Cette initiative a vu le jour grâce à une bourse de l’EDCTP, au soutien de l’École de Vienne de Recherche Clinique dans le domaine de la formation, à l’aide du gouvernement de la République gabonaise et à une équipe engagée de citoyens gabonais. Outre les partenaires précités, le comité a également bénéficié du soutien de l’OMS, de l’UNESCO, de l’AMANET et de l’Institut Pasteur de Dakar, et a ainsi pu être officiellement établi. Le comité est à présent opérationnel et envisage de commencer très prochainement à réviser les protocoles des études cliniques. L’inclusion du comité dans la base de données de l’Observatoire mondial d’éthique de l’UNESCO fait actuellement l’objet de négociations. Le fait d’inclure le comité dans cette base de données signifie qu'il s'est non seulement révélé capable d'évaluer les études de recherche, mais qu’il est également apte à offrir des conseils sur les questions éthiques, à formuler des recommandations, encourager le débat, promouvoir l’éducation et sensibiliser l’opinion publique. Pourquoi chaque pays doit-il avoir un comité d’éthique national ? Dans de nombreux pays africains, la capacité d’étude de l’éthique doit être renforcée. Une formation inappropriée, des infrastructures réduites et le manque de moyens financiers demeurent des défis de taille à relever. Avec le nombre croissant d’études cliniques qui sont menées en Afrique, la nécessité s’impose de donner aux pays africains les moyens d’évaluer eux-mêmes la sécurité de ces études. Plusieurs organisations parmi lesquelles l’EDCTP, l’OMS, l’UNESCO, l’AMANET ou encore le COHRED, travaillent actuellement en étroite collaboration afin d’aider ces pays à créer et renforcer leurs comités institutionnels et comités nationaux de bioéthique. Renforcement des comités d’éthique en Afrique par l’EDCTP A propos de l’EDCTP L’EDCTP fait actuellement partie du Sixième Programme-cadre pour la recherche et le développement technologique (FP6) de la Commission Européenne, principal instrument de financement de l’Union Européenne de la recherche en Europe. La base même de l'EDCTP est le partenariat. Ce partenariat rassemble 14 pays États Membres de l’Union Européenne (UE), plus la Norvège, la Suisse et des pays de l’Afrique sub-saharienne. Ce partenariat aide les états membres de l’UE à intégrer et coordonner leurs propres programmes de recherche et de développement nationaux et à établir des partenariats avec leurs homologues africains. __________________________________________________________ Note à l’attention de la rédaction : Ilona van den Brink |


